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Anas est sorti du coma

Anas étudiant est sorti du coma, Confinement J+45, Gris Noir ou blanc (avec une touche de couleur)
Salle d'attente. Hôpital neuro-cardiologique de Lyon, septembre 2015.

Évidemment, beaucoup, nombreux sont et seront, ceux qui ont, qui avaient, déjà oublié. Moi le premier. Ou qui n’y pensaient plus, emportés par le flux de la vie. La vie, cette autre vie,  que Anas n’a pas voulu quitter mais a préféré s’enlever en protestation aux conditions d’existence de très, très nombreux étudiants. Dont les siennes. Conditions de vie, que l’actualité, pourtant, nous a rappelé ces dernières semaines… Sans que l’acte radical d’Anas ne nous revienne plus en mémoire.

Anas étudiant est sorti du coma, Confinement J+45, Gris Noir ou blanc (avec une touche de couleur)
Daniel Dewar et Grégory Gicquel, Oak Relief with Man, Udders, and Vase, 2017, MAC-Lyon, Lyon, septembre 2019.

À côté de sa famille, de ses amis, de tous les gens qui l’ont pleuré, sans doute, puis, surtout, qui l’auront accompagné dans sa douleur et ses souffrances… il y encore des médecins, des chirurgiens, des soignants, des aides-soignant (au féminin au masculin et de tous les genres probablement…). Des gens payés, des gens engagés pour sauver des vies. Tous ceux-là, héros d’aujourd’hui – selon la maxime du moment – qu’il ne nous suffira pas de les avoir applaudi quelques semaines durant pour que leurs conditions de travail soient meilleures qu’elles n’étaient, et sont encore.

A l’épreuve [à la preuve] de la crise sanitaire du moment.

Désormais, il faudra se rappeler, leur rappeler tout autant et incessamment que, à notre place, tel que l’on peut, le combat de Anas pour la vie, le combat des soignants pour sa vie, est un peu devenu le notre. Aussi, le notre.

Et tant qu’à applaudir aux balcons (pour les déjà plus chanceux) se souvenir aussi que la lutte des personnels hospitaliers n’aura pas été qu’un spectacle. En dépit des apparences, fussent-telles télévisuelles. Ou que s’il en était bien un, de spectacle, ce n’est pas quelques bravos de plus qui permettront à notre système de soins de tenir encore la scène longtemps….

Réfléchissons y.

Là où on est.comme on dit …

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