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Cette membrane, dure comme un verre blindé

Confinement.

Le terme, l’action, la situation nous sont imposés depuis trois semaines.

Trois semaines, de distanciation. De mise à l’écart. De séparations.

Déjà.

Mot étrange que celui de confins, d’où l’on a tiré confinement. Qui exprime l’ultime éloignement, la dernière frontière… Comme un jeu de coordonnées, hors de la carte, où déplacer les indésirables. Ce point lumineux, aussi. Aux commencements de l’Univers. Mais encore, étrangement, le voisinage, l’immédiatement à côté. Espaces ou matière. Chevauchant ou se côtoyant. En un même tissu. 

Agglomérés. Déjà séparés.

Les confins me touchent. Je ne peux les toucher. Leur proximité, possiblement, me révulse. Continuité et disjonction simultanément. Énergie du court-circuit. A l’ère des circuits courts.

Les confins… Cette membrane. Dure comme un verre blindé.

Il est des printemps révolutionnaires, auxquelles les révoltes donnent un nom. Apparue au cœur de l’hiver, aux confins du monde, de l’autre côté de notre monde, peut-être la crise du coronavirus Covid-19 deviendra-t-elle le Printemps des fenêtres. Windows Spring.… Ça sonnerait plutôt bien comme nouvelle Internationale. Mais le temps est (encore) aux applaudissements.

À 20 heures. De fenêtre en fenêtres. Des fenêtres à nos écrans. À la surface du monde.

Temps de la mutation. Temps de maturation. Aux confins du vivant et de l’inerte.

Moment du rebond. Instant d’avant le big-bang.

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